Le vrac : quand progrès et bouleversement d’habitudes s’affrontent

Emballée par le vrac !

Laurence Bethines, Brand Strategist à CBA Design, signe une tribune pleine de sens sur le vrac, dans le numéro du 1er octobre de CB News. Un sujet au coeur de l’actualité, et dont l’importance est d’autant plus démontrée car évoquée dans la loi Climat et Résilience.

Laurence analyse dans cette tribune l’utilité du vrac mais aussi ses complexités et son lot de points d’interrogations qui l’accompagnent. En effet, le vrac est avant tout un signe de progrès, et est également un signe de transformation dans notre quotidien. Le quotidien des consommateurs mais aussi des marketeurs. 

/ Le vrac

Assurément écologique, le vrac demande des changements tant pour les industriels que les consommateurs.

Loin d’être un retour en arrière, le vrac est avant tout l’opportunité de retrouver du bon sens et d’agir pour le futur. Pour une majorité de Français, le vrac permet de réduire le gaspillage alimentaire en n’achetant que la juste quantité tout en éliminant les emballages. Il permet également d’explorer de nouveaux horizons culinaires et gustatifs.

Avec une approche de prix inférieurs en moyenne de 6% à leur équivalent sous plastique, le vrac permet de rendre accessible au plus grand nombre des produits basiques ou plus valorisés. Il n’est donc pas étonnant que la croissance du vrac se soit maintenue à plus de 40% l’année dernière.

INFOGRAPHIE FINALE

Coup d’accélérateur ce 24 août, avec la publication au JO de l’article 23 de la loi Climat et Résilience avec notamment l’obligation chiffrée pour les commerces de plus de 400 m2 de développer tous les rayons vrac d’ici à 2030, l’engagement des pouvoirs publics à encourager la vente en vrac et l’interdiction en janvier 2025 des emballages en matériaux non recyclables.

/ Le vrac nécessite un marketing adapté

Toutefois, nous noterons une meilleure communication à date sur l’origine et la traçabilité grâce à des dimensions légales renforcées. Reste encore un peu de chemin à parcourir pour rassurer les « consomm’acteurs » sur l’hygiène et la durée de conservation. Deux grands absents des étiquettes du vrac. Mais, ne nous méprenons pas, il n’y a pas que les grands acteurs de l’alimentaire qui vont devoir bouleverser leurs habitudes : les consommateurs aussi.

Les marques et entreprises vont devoir repenser leur business model. Le design va devoir être repensé, les identités revues, les concepts retail retravaillées, etc. 

– Laurence Bethines, Brand Strategist chez CBA Design Paris

Pour CB News

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